Практикум по культуре речевого общения (французский язык). Часть 2. Гиляровская Т.В - 24 стр.

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Alors que les femmes ont acquis un niveau de formation identique à celui
des hommes, elles sont plus touchées par le chômage et le sous-emploi. Elles sont
également moins bien payées, et accèdent rarement aux fonctions dirigeantes.
Certains parlent d'un «effet couple». Le fait d'avoir à s'occuper des enfants
et des tâches domestiques constitue le principal frein à la carrière
professionnelle des femmes. Le partage de ces contraintes avec le conjoint est
loin d'être effectif. Certains parlent même d'«effet couple»: lorsqu'un homme vit
seul, il consacre 47 % de son temps domestique aux tâches ménagères contre
28 % dès qu'il se met en couple. Pis, la participation masculine diminue avec
l'augmentation du nombre d'enfants. La présence d'un deuxième loupiot
s'accompagne, par exemple, d'une baisse de la contribution de l'homme de 10%.
Résultat, tandis que la femme réduit son temps de travail pour s'occuper du
quotidien, son conjoint s'investit davantage dans la vie professionnelle. Selon le
rapport, la proportion des femmes travaillant à temps partiel augmente à partir
de trente ans pour décroître après quarante-deux ans. Alors que, chez les
hommes, le temps partiel demeure infime durant toute leur carrière.
Autrement dit, à mesure que la fonction parentale prend de l'importance,
les rôles masculins et féminins se spécialisent. Cette division des tâches
explique, en partie, que les femmes parviennent plus difficilement que l'autre
sexe aux postes à responsabilité. Mais là n'est pas la seule raison. Le rapport
dénonce également une spécialisation des métiers, en fonction des sexes.
L'arrivée des femmes sur le marché du travail a coïncidé avec le
développement des services, secteur qu'elles ont envahi. Entre 1955 et 1996, la
part du tertiaire dans l'activité féminine est passée de 49 % à 82 %. Or, c'est là
que l'on trouve les rémunérations les plus basses des métiers dits féminins. Il en
va ainsi, par exemple, des professions éducatives qui requièrent des qualités de
douceur et de dévouement, culturellement féminines.
Les femmes cadres sont plus nombreuses dans des emplois à fort contenu
relationnel. C'est ainsi chez les dirigeantes, comme le montre une étude réalisée à
partir du Guide des états-majors, qui répertorie les responsables des 200 plus grandes
entreprises françaises. Parmi les «états-majors» comportant des femmes (6,4 %), les
trois quarts n'en comptent qu'une, qui, deux fois sur trois, est directrice de la
communication. A l'inverse, les hommes sont davantage présents dans l'industrie,
dans des fonctions de production, où les salaires sont nettement plus élevés.
Tout en ayant réussi l'intégration des filles, l'école perpétue une division
sexuée des tâches qui se traduit par des orientations différentes selon les genres.
Les filles sont, certes, majoritaires au lycée, mais essentiellement dans des séries
littéraires. Même constat à l'université. Si elles sont plus nombreuses dans les
facultés, elles sont surtout présentes dans les disciplines littéraires, linguistiques,
et dans les sciences humaines. En revanche, elles sont minoritaires dans les
filières scientifiques, valorisées dans le monde professionnel.
D’après, DELF pour adolescents
        Alors que les femmes ont acquis un niveau de formation identique à celui
des hommes, elles sont plus touchées par le chômage et le sous-emploi. Elles sont
également moins bien payées, et accèdent rarement aux fonctions dirigeantes.
        Certains parlent d'un «effet couple». Le fait d'avoir à s'occuper des enfants
et des tâches domestiques constitue le principal frein à la carrière
professionnelle des femmes. Le partage de ces contraintes avec le conjoint est
loin d'être effectif. Certains parlent même d'«effet couple»: lorsqu'un homme vit
seul, il consacre 47 % de son temps domestique aux tâches ménagères contre
28 % dès qu'il se met en couple. Pis, la participation masculine diminue avec
l'augmentation du nombre d'enfants. La présence d'un deuxième loupiot
s'accompagne, par exemple, d'une baisse de la contribution de l'homme de 10%.
Résultat, tandis que la femme réduit son temps de travail pour s'occuper du
quotidien, son conjoint s'investit davantage dans la vie professionnelle. Selon le
rapport, la proportion des femmes travaillant à temps partiel augmente à partir
de trente ans pour décroître après quarante-deux ans. Alors que, chez les
hommes, le temps partiel demeure infime durant toute leur carrière.
        Autrement dit, à mesure que la fonction parentale prend de l'importance,
les rôles masculins et féminins se spécialisent. Cette division des tâches
explique, en partie, que les femmes parviennent plus difficilement que l'autre
sexe aux postes à responsabilité. Mais là n'est pas la seule raison. Le rapport
dénonce également une spécialisation des métiers, en fonction des sexes.
        L'arrivée des femmes sur le marché du travail a coïncidé avec le
développement des services, secteur qu'elles ont envahi. Entre 1955 et 1996, la
part du tertiaire dans l'activité féminine est passée de 49 % à 82 %. Or, c'est là
que l'on trouve les rémunérations les plus basses des métiers dits féminins. Il en
va ainsi, par exemple, des professions éducatives qui requièrent des qualités de
douceur et de dévouement, culturellement féminines.
        Les femmes cadres sont plus nombreuses dans des emplois à fort contenu
relationnel. C'est ainsi chez les dirigeantes, comme le montre une étude réalisée à
partir du Guide des états-majors, qui répertorie les responsables des 200 plus grandes
entreprises françaises. Parmi les «états-majors» comportant des femmes (6,4 %), les
trois quarts n'en comptent qu'une, qui, deux fois sur trois, est directrice de la
communication. A l'inverse, les hommes sont davantage présents dans l'industrie,
dans des fonctions de production, où les salaires sont nettement plus élevés.
        Tout en ayant réussi l'intégration des filles, l'école perpétue une division
sexuée des tâches qui se traduit par des orientations différentes selon les genres.
Les filles sont, certes, majoritaires au lycée, mais essentiellement dans des séries
littéraires. Même constat à l'université. Si elles sont plus nombreuses dans les
facultés, elles sont surtout présentes dans les disciplines littéraires, linguistiques,
et dans les sciences humaines. En revanche, elles sont minoritaires dans les
filières scientifiques, valorisées dans le monde professionnel.

                                                   D’après, DELF pour adolescents
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