Культура Франции и России. Мурасова А.Р. - 49 стр.

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commercialisation de la haute couture et vers la fin de sa carrière, il refusa de
participer aux présentations organisées pour les acheteurs et la presse. Sa maison
de couture ferma ses portes en 1968 et à partir de ce moment l'éclipse de la haute
couture semblait de plus en plus imminente.
Les années d'après-guerre avaient vu arriver un groupe de nouveaux
couturiers dont l'emprise sur la mode sera importante pour les années à venir. Le
dernier grand couturier traditionnel est Pierre Balmain, qui avait commencé sa
carrière chez Molyneux en 1934. Il avait une approche pratique avec sa ligne
appelée jolie madame. Parmi ces nouveaux stylistes, citons Nina Ricci, Jacques
Griffe, Guy Laroche, Hubert de Givenchy, Pierre Cardin, Courreges et surtout
Yves St. Laurent. La maison de couture que celui-ci ouvrit en 1962, fut suivie
d'une première boutique, Rive Gauche, en 1966. Dans ses créations St. Laurent
s'écartait de la tradition de la haute couture. La maison de Chanel survécut à la
disparition de Coco Chanel en 1971, mais c'est seulement l'entrée de Karl
Lagerfeld en 1983 qui lui apporta une nouvelle vie. La nouvelle génération des
couturiers avaient de nouvelles manières d'agir, mais les temps aussi avaient
changé. En 1970, même à Paris, le prêt-a-porter avait pris de l'avance sur la haute
couture. A partir des années soixante, Paris perdit petit à petit sa position de
capitale mondiale de la mode qu'elle avait gardée pendant cent ans.
Texte 2
Théophile Gautier
Pourquoi l'art du vêtement est-il abandonné tout entier au caprice des
tailleurs et des couturières, dans une civilisation l'habit est d'une grande
importance, puisque, par suite des idées morales et du climat, le nu n'y paraît
jamais? Le vêtement, а l'époque moderne, est devenu pour l'homme une sorte de
peau dont il ne se sépare sous aucun prétexte et qui lui adhère comme le pelage à
un animal, а ce point que la forme réelle du corps est de nos jours tout а fait
tombée dans loubli. Toute personne un peu liée avec des peintres, et que le hasard
a fait entrer dans l'atelier à l'heure de la pose, a ėprouvé, sans trop s'en rendre
compte, une surprise mêlée d'un léger dégout, а l'aspect de la bête inconnue. Certes
une espèce inédite, rapportée récemment de l'Australie centrale, n'est pas plus
imprévue et plus neuve, au point de vue zoologique que deux individus de l'un et
de l'autre sexe, appartenant au genre homo, et dépouillés de leur peau factice. On
peut les regarder avec autant de curiosité que la girafe, l'mione, le tapir,
l'ornithorhynque, le gorille ou la sarigue.
Sans les admirables restes de la statuaire antique, la tradition de la forme
humaine serait entièrement perdue. C'est en consultant ces marbres et ces bronzes,
ou les plâtres moulés sur eux, et en les comparant au modèle nu, que les artistes
parviennent а reconstituerniblement l'être ial qu'on voit dans les sculptures,