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ПРИЛОЖЕНИЕ
Texte 1. On bouffe où, ce soir?
(Tempo 2, p. 270)
Je voudrais, avant de commencer, vous raconter une petite anecdote qui illustre
très bien le fait que le choix des mots dépend de la situation de commu- nication
dans laquelle on se trouve. Kate, une jeune Australienne, m’a raconté qu’elle avait été
invitée à une réception donnée par l’ambassadeur de France, à Sydney, je crois. A la fin
du repas, excellent comme il se doit, elle veut remercier Monsieur l’Ambassadeur de
lui avoir fait connaître les délices de la gastronomie française. Elle prononce alors les
paroles suivantes, dans un français qu’elle croyait impeccable, malgré le léger accent
dont elle n’a jamais réussi à se débarrasser: “Je remercie Monsieur l’Ambassadeur pour
ce repas. Grâce à vous, j’ai bouffé des choses délicieuses”. Elle s’est alors aperçue que
ses déclarations, bien que nées d’un bon sentiment, provoquaient une légère stupeur
dans l’assistance, voire une hilarité contenue chez certains. Elle avait pourtant toujours
entendu ses copains français dire: “On bouffe où, ce soir?”, sans que cela n’ait jamais
choqué personne. Il s’agissait pourtant de jeunes gens de bonne famille.
Texte 2. Le Verlan
(По материалам Tempo 2, Mikaёl Jamin)
Comme son nom l’indique (verlan: l’envers), il s’agit d’un langage codé qui
consiste à inverser les syllabes. Ce procédé est l’un des classiques tours de l’argot, mais
immortalisé par le chanteur Renaud dans le classique “Laisse béton” (Laisse tomber), il
est remis à la mode dans les années 70, dans les banlieues puis cours d’écoles. Le
verlan n’est pas seulement une simple inversion de syllabes, car il faut que le mot
“sonne” bien à l’oreille de celui qui le produit ou de celui qui l’entend. Il y a en gros
trois “règles” ou plutôt possibilités: a)simple inversion: branché > chébran, pourris >
ripoux, tomber > béton;
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